Prix recherche congrès SFETD 2018

Lauréats des prix de recherche SFETD 2018

Lors de son prochain congrès annuel en novembre à Lille grand Palais, la SFETD décernera 3 prix de recherche

 

Prix Gisèle GUILBAUD (15000 €)
(recherche clinique)

Lauréate : Ines DAGUET
INSERM U1028 - Centre de Recherche en Neurosciences de Lyon (Equipe Waking), Lyon 

Intitulé du projet : Altération du cycle veille/sommeil et de l'horloge biologique circadienne : origine des crises de migraines ?

La migraine est une pathologie qui touche environ 20 % de la population mondiale. Outre la douleur intense associée aux maux de tête, les migraineux souffrent d’une hypersensibilité à la lumière, aux bruits, aux odeurs et à la douleur. Cependant, l’origine de cette hypersensibilité sensorielle est encore inconnue. Une interaction entre migraine et sommeil a été identifiée. Des études suggèrent l’existence d’un lien fonctionnel entre la qualité du sommeil, l’horloge circadienne, la sensibilité sensorielle, et la rythmicité des crises de migraine. Toutefois, cette hypothèse n’a jamais été évaluée de manière systématique, avec un protocole rigoureusement contrôlé et adapté à l’étude des rythmes endogènes, et sur un nombre significatif de patients migraineux. Cette étude a donc pour objectif de déterminer si la rythmicité de la sensibilité sensorielle est modifiée chez les patients migraineux et de voir si cette altération est associée à une perturbation du système circadien et/ou du sommeil.

Afin de pouvoir réaliser cette étude début 2019, nous recherchons dès maintenant des volontaires migraineux entre 20 et 45 ans pour y participer. Si vous êtes intéressé, merci de remplir le questionnaire en cliquant sur ce lien : http://bit.ly/recherche_chronobiologie. Pour toute question, merci de nous écrire à l’adresse suivante : recherche.chronobiologie@inserm.fr.

 

 

Prix SFETD-Fondation APICIL (15000 €)
(« Les stratégies innovantes au service des patients douloureux »)

Lauréate : Marie PECHARD
(INSERM U987 Laboratoire de physiopathologie et pharmacologie clinique de la douleur - Boulogne)

Intitulé du projet : Effets centraux sus segmentaire des médicaments antalgiques (morphine, ropivacaine et ziconotide) administrés par voie intrathécale chez des patients atteints de cancers pelviens évolutifs et évolution de l'hyperalgésie

En cancérologie, la douleur concerne 30 à 80 % des patients selon le stade de la maladie et 10 à 15% sont rebelles malgré un traitement bien conduit. Une étude randomisée de haut niveau de preuve a montré l’efficacité de l’antalgie intrathécale dans ces situations.

Ce projet de recherche, porté par l’INSERM U987 du Dr Didier Bouhassira, sera réalisé à l’Institut Curie et l’Institut de cancérologie de l’Ouest Angers. C’est une étude préliminaire sur les mécanismes d’action des traitements antalgiques et de leur synergie par voie intrathécale (IT) pour traiter la douleur liée à l’évolution loco régionale des cancers pelviens. Les Quantitative Sensory Tests (QST) permettront d’évaluer les contrôles segmentaires sur le phénomène de contrôle inhibiteur de la douleur en « conditionned pain modulation » et l’évolution de l’hyperalgésie. Cette étude prospective randomisée, en double aveugle, inclura 30 patients repartis en 3 groupes qui auront des QST et des questionnaires évaluant la douleur (BPI SF, DN4, NPSI) et la qualité de vie (QLQ-C30) avant la mise en place du traitement IT, à 7 jours, 1 mois (objectif principal) puis 2 et 3 mois.

L’objectif principal est d’analyser les mécanismes d’action de trois associations d’antalgiques administrés par voie intrathécale par des tests en Conditionned Pain Modultation (CPM) chez des patients atteints de cancer pelviens localement avancé entrainant une douleur mixte d’origine cancéreuse à 1 mois de l’introduction de la thérapie IT et leur synergie dans les trois groupes.

Les objectifs secondaires sont :

  • analyser les mécanismes d’action de trois associations d’antalgiques administrés par voie intrathécale par des tests en CPM chez des patients atteints de cancers pelviens localement avancé entrainant une douleur mixte d’origine cancéreuse à J7, 2 et 3 mois de l’introduction de la thérapie IT et leur synergie dans les trois groupes ;
  • analyser par des QST au membre supérieur et inférieur l’évolution de l’hyperalgésie avant la pose du cathéter, à J7, M1, M2 et M3 ;
  • la corrélation entre la physiopathologie et le soulagement de la douleur (questionnaires sur la douleur) :
  • l’amélioration de la qualité de vie (QLQ-C30) ;
  • la corrélation entre la posologie EMO avant l’instauration du traitement par voie IT et l’obtention d’une réduction de l’intensité douloureuse > 30 % et l’amélioration de 10 points sur une des 4 dimensions ciblées du QLQ-C30 ;
  • les effets secondaires des traitements en fonction des groupes ;
  • la survie.

L’intérêt de ce projet est de mieux comprendre la synergie des associations et les contrôles segmentaires sur le phénomène de contrôle inhibiteur de la douleur en CPM. La perspective est de montrer qu’une implantation précoce permet l’association morphine ziconotide épargnant l’utilisation de la ropivacaine (ou à faible dose). Cette approche a pour objectif de montrer également l’amélioration de la qualité de vie des patients particulièrement chez ceux implantés précocement.

 

 

Prix Starter SFETD-Institut Analgesia (15000 €)
(recherche translationnelle)

Lauréat : Koichi HAGIWARA 
(INSERM U1028, Intégration Centrale de la Douleur (NeuroPain), Bron)

Intitulé du projet : Stimulation vestibulaire galvanique : neuromodulation insulaire non-invasive pour analgésie

Il est maintenant bien connu que le cortex insulaire postérieur reçoit, non seulement des afférences nociceptives, mais aussi des afférences vestibulaires qui peuvent moduler la nociception. La stimulation transcrânienne à courant électrique direct (tDCS) délivrée au niveau des mastoîdes est capable d'activer de façon non invasive le système vestibulaire et donc le cortex insulaire postérieur. L’objectif de mon projet est premièrement de mettre en évidence un effet analgésique de la tDCS vestibulaire chez des sujets sains en évaluant leurs cotation subjective et leurs réponses cérébrales à une stimulation douloureuse avant et après, et deuxièmement d'évaluer son efficacité chez des patients souffrant de douleurs neuropathiques.