La douleur neuropathique

L’association Internationale d’Etude de la Douleur (International Association for the Study of Pain – IASP) définit la douleur neuropathique comme une douleur  liée à une lésion ou une maladie affectant le système somato-sensoriel. 

L’atteinte du système somato-sensoriel peut survenir dans un contexte neurologique évident (douleur survenant après un zona, neuropathie diabétique douloureuse, douleur central survenant après un accident vasculaire cérébral..). Elle survient aussi  fréquemment dans un contexte non neurologique comme les suites post-opératoires, la chirurgie (même bénigne) étant souvent responsable de lésions nerveuses.

Elle se caractérise par des douleurs à type de brulures ou de décharges électriques avec à l’examen clinique une hypoesthésie ou, au contraire, une allodynie (douleur induite par un stimulus non douloureux). Elle est souvent associée à des signes sensitifs non douloureux (paresthésies, engourdissement, prurit). Son dépistage est facilité par l’utilisation de questionnaires tels que  le DN4 qui repose sur l’identification de ces caractéristiques sémiologiques.

Le dépistage de la douleur neuropathique est d’autant plus important qu’elle peut co-exister avec une douleur nociceptive dans le cadre d’une douleur mixte. C’est notamment le cas lors de lombo-radiculalgies constituées d’une lombalgie le plus souvent de mécanisme nociceptif et d’une radiculalgie de mécanisme neuropathique.

Sur le plan pharmacologique, la douleur neuropathique répond mal aux antalgiques et elle justifie en première intention de certains anti-épileptiques et/ou de certains anti-dépresseurs.