Evaluation

Au-delà de sa reconnaissance et quelle que soit son expression clinique, la prise en charge de la douleur repose en premier lieu sur son évaluation permettant d’identifier les facteurs somatiques, psychologiques et sociaux participant à l’expérience douloureuse. 
Au-delà de l’écoute, cette évaluation passe par l’utilisation d’échelles et de questionnaires validés.

Les échelles d'évaluation de la douleur sont des outils pour aider à identifier, à quantifier, à qualifier ou de décrire la douleur. 

On distingue deux modes d'évaluation :

  • l'auto-évaluation, évaluation par le patient, adulte ou enfant à partir de 4-6 ans (âge scolaire), capables de communiquer de l'intensité ou des caractéristiques de douleur ;
  • l'hétéro-évaluation, évaluation par les soignants de la douleur des adultes non communiquant (personnes âgées, patients de réanimation, polyhandicapés…) ou enfant de moins de 4 ans.


L'évaluation de la douleur doit privilégier l'auto-évaluation chaque fois qu'elle est possible. Son interprétation ne peut-être qu'intra-individuelle et jamais inter-individuelle.

L'évaluation de la douleur doit être répétée et faire l'objet d'une traçabilité dans le dossier patient.

Il existe deux types d'échelles d'évaluation :

  • les échelles unidimensionnelles permettant une estimation globale et ne mesurant qu’une seule dimension de la douleur (intensité) ;
  • les échelles pluridimensionnelles, appréciant quantitativement et qualitativement différents aspects de la douleur.
     

Il existe également des outils plus spécifiques d'aide au diagnostic de certains types de douleur (neuropathique, fibromyalgie…) ou pour évaluer l'impact de la douleur sur la vie quotidienne.